Guide 2026 · Conformité web

Mentions légales, RGPD, cookies : les obligations d'un site internet en 2026

Ce qu'il faut publier, où le placer et comment recueillir le consentement, expliqué simplement pour une TPE ou une PME.

Mis à jour le 22/09/2026 · par Charly Jaillet

Tout site internet professionnel doit publier des mentions légales identifiant son éditeur, une information claire sur l'usage des données personnelles et, dès qu'il dépose des traceurs, un dispositif de consentement aux cookies. Ces obligations ne dépendent ni de la taille de l'entreprise ni du nombre de visiteurs : un site vitrine de trois pages y est soumis comme une boutique en ligne. Elles se traitent en quelques heures, une fois pour toutes, et elles inspirent confiance à vos prospects. Ce guide passe en revue les pages à créer, ce qu'elles doivent contenir et où les placer. Il a une vocation informative et ne remplace pas l'avis d'un avocat ou d'un juriste sur votre situation.

Un site professionnel n'est jamais anonyme

Deux textes structurent l'essentiel : la loi pour la confiance dans l'économie numérique, qui impose d'identifier l'éditeur d'un site, et le RGPD, qui encadre tout traitement de données personnelles. S'y ajoutent les règles de la CNIL sur les cookies et, pour les marchands, le code de la consommation.

En pratique, trois éléments : une page de mentions légales, une politique de confidentialité et un module de consentement. Si votre site a quelques années, c'est souvent ce dernier qui pèche : un bandeau « J'accepte » sans bouton de refus n'est plus conforme, et une refonte de site internet est l'occasion de tout reprendre. Précision utile : ce guide informe, il ne remplace pas l'avis d'un professionnel du droit.

Mentions légales

Gratuit

Une page à rédiger une fois, liée depuis toutes les autres par le pied de page.

Politique de confidentialité

Gratuit

Quelles données vous collectez, pourquoi, combien de temps, et comment exercer ses droits.

Consentement aux cookies

Petit investissement

Un module qui bloque les traceurs tant que le visiteur n'a pas choisi, avec un refus aussi simple que l'acceptation.

Mise en conformité accompagnée

Sur devis

État des lieux, pages préparées, formulaires et bandeau paramétrés : le devis est gratuit sous 24h.

Les mentions légales obligatoires, ligne par ligne

Les mentions légales tiennent en une page, accessible depuis n'importe quel endroit du site par un lien permanent en pied de page. Voici ce qu'elle doit contenir.

  • Identité et forme juridique. Pour une société : dénomination, forme (SARL, SAS, SASU, SCI...), capital social et adresse du siège. Pour un entrepreneur individuel ou un micro-entrepreneur : nom, prénom et adresse de l'établissement.
  • Coordonnées de contact direct. Adresse postale, téléphone et adresse e-mail. Un simple formulaire ne suffit pas : le visiteur doit pouvoir vous joindre rapidement, par le moyen qu'il choisit.
  • Numéros d'immatriculation. SIREN ou SIRET, inscription au registre du commerce et des sociétés avec la ville du greffe, ou au répertoire des métiers pour les artisans, et numéro de TVA intracommunautaire si vous êtes assujetti.
  • Directeur de la publication. La personne responsable des contenus mis en ligne, le plus souvent le gérant, le président ou le dirigeant. Un nom suffit, avec éventuellement une adresse e-mail dédiée.
  • Hébergeur du site. Dénomination, adresse et moyen de le joindre. Ces informations figurent dans votre contrat ou votre espace client ; si vous ignorez qui héberge votre site, notre guide nom de domaine et hébergement explique où les retrouver.
  • Mentions des professions réglementées. Avocats, experts-comptables, professionnels de santé, agents immobiliers, architectes, courtiers : titre professionnel, ordre ou autorité de rattachement, pays de délivrance du titre, règles applicables et, selon les cas, carte professionnelle, garanties financières ou assurance de responsabilité civile.

La politique de confidentialité : dire ce que vous faites des données

Dès qu'un site collecte une donnée identifiante — nom dans un formulaire, adresse e-mail, adresse IP enregistrée par un outil de statistiques — le RGPD s'applique. La politique de confidentialité l'explique en français clair, autour de quatre questions. Quelles données, et pour quelle finalité ? Listez chaque traitement et sa base légale : contrat, obligation légale, intérêt légitime ou consentement. Pendant combien de temps ? Une durée annoncée par finalité. Qui y a accès ? Vos sous-traitants — hébergeur, outil d'emailing, facturation — et tout stockage hors Union européenne. Quels droits ? Accès, rectification, effacement, limitation, opposition, portabilité, retrait du consentement et réclamation auprès de la CNIL, avec une adresse pour les exercer.

Tenez aussi un registre des traitements : il ne se publie pas, mais c'est la première pièce demandée en cas de contrôle. Les mêmes règles valent pour votre liste de contacts, comme le détaille notre guide newsletter et emailing pour PME.

Cookies et traceurs : consentement, refus, exemptions

Règle de base : tout traceur non strictement nécessaire au fonctionnement du site exige le consentement préalable du visiteur. Préalable signifie avant le dépôt : tant que personne n'a cliqué, aucun cookie de mesure, de publicité ou de réseau social ne doit être écrit.

Le bandeau doit permettre de refuser aussi facilement que d'accepter : un bouton « Tout refuser » du même poids visuel que « Tout accepter », un réglage par finalité, aucun blocage de l'accès au contenu, un lien permanent pour revenir sur son choix. Faire défiler une page ne vaut jamais acceptation.

Des exemptions existent : cookies indispensables (panier, session, langue) et outils de mesure d'audience, sous conditions strictes — finalité limitée à la fréquentation, pas de recoupement, pas de suivi d'un site à l'autre. La CNIL publie la liste des solutions exemptées. Méfiez-vous enfin des contenus intégrés : vidéo, carte ou police chargée depuis un service tiers déposent parfois des traceurs dès l'affichage. N'affichez qu'un aperçu avant acceptation : le site se chargera plus vite, ce qui compte aussi pour Google, comme l'explique notre guide sur les sites lents et les Core Web Vitals.

Formulaires, lettre d'information et e-commerce

Un formulaire de contact est un traitement comme un autre. Trois réflexes : ne demander que les champs utiles, annoncer la finalité sous le formulaire, renvoyer vers la politique de confidentialité. La case à cocher n'est pas systématique : pour répondre à une demande de devis, le consentement n'est pas requis, la démarche étant précontractuelle. Il le devient si vous ajoutez ce contact à votre lettre d'information — case distincte, non précochée, libellé explicite.

Les sites marchands ajoutent des conditions générales de vente, acceptées par une case dédiée avant le paiement : identité du vendeur, caractéristiques des produits, prix toutes taxes comprises, frais et délais de livraison, moyens de paiement, garanties légales, droit de rétractation de quatorze jours avec formulaire type, médiateur de la consommation. La vente d'alcool impose en plus une mention sanitaire et la vérification de la majorité. Si vous hésitez entre vitrine et boutique, notre guide site vitrine ou e-commerce compare les deux.

Page par page : quelle obligation, et où la placer

Voici un récapitulatif des éléments à prévoir et de l'endroit où ils doivent apparaître. Le principe : une information obligatoire ne vaut que si elle est visible au bon moment, donc au plus près de l'action concernée. Datez chaque page de conformité, cela vous rappellera de la relire quand votre activité évolue.

Page ou élémentQui est concernéContenu minimumOù le placer
Mentions légales Tous les sites professionnels Identité, adresse, contact, immatriculation, directeur de la publication, hébergeur Page dédiée, liée depuis le pied de page
Politique de confidentialité Tout site collectant des données Données, finalités, bases légales, durées, destinataires, droits, contact Page dédiée, lien en pied de page et sous chaque formulaire
Bandeau de consentement Sites déposant des traceurs non exemptés Accepter et refuser au même niveau, choix par finalité Au premier affichage, avec un lien pour modifier son choix
Formulaire de contact Tous les sites avec formulaire Finalité annoncée, champs utiles, lien vers la politique de confidentialité Sous le formulaire, avant le bouton d'envoi
Conditions générales de vente Sites vendant en ligne Vendeur, prix TTC, livraison, paiement, garanties, rétractation, médiateur Page dédiée et case à cocher à la commande
Crédits des visuels Sites utilisant photos ou personnes reconnaissables Licences des images, autorisations de droit à l'image Mentions légales ou page de crédits

Accessibilité, droit à l'image, sanctions : votre checklist

L'accessibilité numérique rend un site utilisable par tous, y compris au clavier ou avec un lecteur d'écran. L'obligation vise d'abord le secteur public et les grandes entreprises, la réglementation européenne l'étendant progressivement à certains services privés, dont le commerce électronique, avec des exemptions pour les plus petites structures. Pour une TPE, c'est surtout une bonne pratique : contrastes suffisants, textes alternatifs, formulaires bien étiquetés — les mêmes réflexes qu'en référencement.

Côté visuels, deux droits se superposent. Le droit d'auteur : une photo trouvée dans un moteur de recherche n'est pas libre de droits, et la réclamation arrive parfois des années plus tard. Le droit à l'image : toute personne reconnaissable doit avoir donné son accord écrit, salariés compris, et les parents pour un mineur.

Que risque-t-on ? La CNIL peut mettre en demeure, ordonner la mise en conformité sous astreinte, prononcer une amende administrative selon la gravité et rendre sa décision publique ; l'absence de mentions légales est sanctionnée pénalement. Le déclencheur, en pratique, est rarement un contrôle spontané : c'est la plainte d'un visiteur, d'un ancien salarié ou d'un concurrent.

  • Trois liens en pied de page. Mentions légales, politique de confidentialité et accès au réglage des cookies, sur toutes les pages.
  • Des mentions à jour. Relisez-les après un déménagement, un changement de forme juridique, de dirigeant ou d'hébergeur.
  • Un bandeau équilibré. Deux boutons de même poids visuel, un réglage par finalité, aucun blocage de la navigation.
  • Aucun traceur avant le clic. Testez en navigation privée, outils de développement ouverts : rien ne doit apparaître avant votre choix.
  • Des formulaires explicites. Champs utiles seulement, finalité annoncée, lien vers la politique de confidentialité, case distincte pour la lettre d'information.
  • Des images traçables. Factures, licences et autorisations de droit à l'image rangées dans un dossier unique, avec le nom du fichier.

Notre accompagnement en Saône-et-Loire

Installée à Chalon-sur-Saône depuis 2016, Communic'Action a livré plus de 150 projets pour des TPE, des PME, des artisans et des professions libérales de Saône-et-Loire et d'ailleurs. Sur chaque projet de création de site internet, nous livrons les pages de conformité préremplies, un module de consentement qui ne dépose rien avant le clic et des formulaires paramétrés ; pour les boutiques, la structure des conditions générales de vente, à faire valider par votre conseil.

Pour un site déjà en ligne, nous commençons par un état des lieux : ce qui manque, ce qui est obsolète, ce qui déclenche des traceurs à votre insu. C'est souvent le moment d'aborder la suite, du cahier des charges à l'hébergement. Voir aussi notre page agence de communication à Chalon-sur-Saône et nos interventions en Saône-et-Loire. Chaque projet étant unique, le devis est gratuit, détaillé et personnalisé, fourni sous 24h et sans engagement.

FAQ

Questions fréquentes

Un site vitrine de quelques pages doit-il vraiment publier des mentions légales ?

Oui. L'obligation d'identifier l'éditeur ne dépend ni de la taille du site ni de celle de l'entreprise : un site de trois pages y est soumis comme une boutique de mille références. C'est aussi le premier manquement qu'on vous reprochera en cas de litige.

Faut-il un bandeau cookies si mon site n'affiche aucune publicité ?

Cela dépend de ce que votre site dépose. Avec uniquement des cookies nécessaires au fonctionnement et un outil de mesure configuré pour bénéficier de l'exemption, une information dans la politique de confidentialité suffit. Dès qu'une vidéo, une carte ou un bouton de partage entre en jeu, le consentement redevient obligatoire.

Qui doit être désigné directeur de la publication ?

Le représentant légal : gérant de SARL, président de SAS, ou l'entrepreneur lui-même en entreprise individuelle. Il répond des contenus publiés. La fonction peut être déléguée, mais par écrit, et à une personne réellement en mesure d'exercer ce contrôle.

Mon entreprise doit-elle désigner un délégué à la protection des données ?

Seulement dans certains cas : organismes publics, suivi à grande échelle de personnes, traitement à grande échelle de données sensibles. La plupart des TPE n'y sont pas tenues, mais restent responsables de leurs traitements : un référent interne, un registre et une adresse de contact suffisent.

Puis-je utiliser des photos trouvées sur internet pour illustrer mon site ?

Non, sauf licence explicite. Une image trouvée dans un moteur de recherche reste protégée par le droit d'auteur, et les réclamations arrivent parfois des années plus tard. Utilisez vos photos ou une banque d'images dont vous gardez la preuve de licence, et l'autorisation écrite des personnes reconnaissables.

Votre site est-il en règle ?

Relecture des mentions légales, du bandeau cookies et de vos formulaires : devis gratuit sous 24h, sans engagement.